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Aujourd’hui — 28 janvier 2020Vos flux RSS

Faites vous-même votre réforme des retraites !

Le collectif Nos retraites propose une version « libérée » et en open source du simulateur du Conseil d’orientations des retraites pour faire soi-même sa réforme des retraites.

Le djihadisme qui vient

Deux livres écrits par des élèves de l’islamologue Gilles Kepel établissent, en dépit de biais idéologiques et de problèmes méthodologiques pour l’un d’eux, que la France est loin d’en avoir fini avec le salafisme et le djihadisme, qui se restructurent aujourd’hui dans les prisons françaises.

Le djihadisme qui vient © PUF / Gallimard

Les salariés menacés de Cargill veulent apprendre des ex-Goodyear

Visés par un plan social, des salariés de l’usine Cargill d’Haubourdin (Nord) se sont rendus mardi à Amiens à l’audience des prud’hommes des ex-salariés de Goodyear. Par solidarité, mais aussi pour s’inspirer de leur vécu.

Malgré la pression policière, les pompiers obtiennent satisfaction

Des milliers de pompiers ont défilé mardi à Paris, où les tensions avec les forces de l’ordre ont encore été au rendez-vous. Mais les professionnels du secours ont obtenu des réponses jugées satisfaisantes de la part du gouvernement et ont annoncé l’arrêt de leur mouvement lancé en juin.

À Paris, porte de Vincennes. © CG

VIDEO. Des pompiers s'immolent symboliquement pour exprimer leur détresse

Ce mardi 28 janvier à Paris, les pompiers manifestaient entre République et Nation. Pour exprimer leurs revendications et notamment l'exigence de revalorisation de leur prime de feu, certains se sont immolés symboliquement. Cette immolation a été rapidement éteinte par leurs collègues.

Crédit photo : Capture d'écran Twitter

Ce mardi 28 janvier à Paris, les pompiers manifestaient entre République et Nation à l'appel d'une intersyndicale. Leurs revendications concernent avant tout leur rémunération. Leur prime de feu est à hauteur de 19% de leur salaire de base et n'a pas été revalorisée depuis 1990. Ils exignent un taux unique de 28% pour tous les pompiers professionnels.

De manière générale, ils exigent plus de moyens. En effet, alors que le nombre d'interventions ne cesse d'augmenter, les effectifs eux, n'augmentent pas. Ils sont donc moins nombreux sur le terrain. Cela expliquerait notamment le fait qu'ils soient davantage victimes d'agressions qu'auparavant. Ils manifestent également contre la réforme des retraites et revendiquent le maintient de leur système de retraite actuel.

Ainsi, pour exprimer toutes ces revendications, certains ont décidé de s'immoler symboliquement, protégés par leurs tenues professionnelles et le feu rapidement éteint par leurs collègues - des vidéos d'auteur inconnu mais qui ont beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. Il en reste des images puissantes, qui expriment la détresse de ce secteur central des services publics.

? Deux pompiers se mettent symboliquement à feu pour protester contre la réforme des retraites.

Ces images sont fortes, elles sont graves aussi car elles en disent long sur la colère qui gronde. Mais le gouvernement n'entend rien.

Tous ensemble jusqu'au retrait ! ? pic.twitter.com/2ajIvDvKL4

— Eric Coquerel (@ericcoquerel) January 28, 2020

Une journaliste du Washington Post suspendue pour un tweet sur Bryant

Une journaliste politique a rappelé dans un tweet une accusation de viol contre le basketteur Kobe Bryant, décédé ce 26 janvier. Puis elle a dénoncé les multiples insultes et menaces reçues dans la foulée. Le Post a suspendu sa journaliste, et la rédaction du quotidien s'en indigne.

Tenir une grève longue

À la mi-janvier, plus de 4 millions d'euros avaient été récoltés pour soutenir les travailleurs mobilisés contre le projet de réforme des retraites. Apparues au XIXe siècle, les caisses de solidarité ont rarement suffi à compenser les pertes de salaire dues à la grève. C'est pourquoi le mouvement ouvrier (...) / , , , , , , , , , - 2020/02

La retraite à points ne sera pas plus égalitaire

Le minimum contributif à 85 % du Smic et la non prise en compte des très hauts salaires dans le futur régime sont les seuls éléments vraiment redistributifs du nouveau système de retraite... Ils pourraient tout à fait être mis en place dans le cadre du système actuel.

Films fantastiques. Gérardmer ouvert sur l’enfermement

Gérardmer sera, cinq jours durant et comme tous les ans, la capitale du film fantastique. Avec, outre une compétition officielle qui s’annonce rude, un coup de projecteur sur le « genre » français.

La science-fiction va-t-elle nous sauver de l’apocalypse climatique ?

Alimentation, tourisme, énergie, transport … en tant que phénomène global et systémique, la crise climatique, telle une vague, bouscule toutes les composantes de nos sociétés. Pour la littérature, cette vague s’incarne dans l’émergence d’un nouveau genre issu de la science-fiction :  la cli-fi. Porteuse d’une virulente critique sociale, économique et écologique, et engagée dans la bataille des récits, la cli-fi peine néanmoins souvent à dépasser la simple perspective d’un effondrement de nos sociétés voir de l’humanité. Elle a cependant tout intérêt à penser cet « après effondrement » afin de se transformer en un stimulant laboratoire d’expérimentation politique armant nos imaginaires de stimulantes utopies.


Un monde sans abeilles ? Des citées entières englouties par les flots ? Des réfugiés climatiques fuyant par millions des déserts qui ne cessent de progresser ? Des étés si caniculaires que tout s’embrase ?  Les scientifiques nous le prédisent. Les écrivains nous le récitent.

La « cli-fi  » pour climate-fiction (« fiction climatique » en français) est un néologisme inventé par le journaliste américain Dan Bloom en 2008 pour qualifier un sous-genre de la science-fiction dans lequel le lecteur est plongé dans un monde où la crise climatique et écologique a atteint un « stade ultime », stade où la question de la survie de l’homme sur la planète est clairement posée. Malgré l’absence d’une définition unanimement partagée, l’essentiel des œuvres de cli-fi attribuent, conformément aux discours scientifiques, une origine anthropique à la crise écologique.

Témoin de son époque, ce genre littéraire a fortement gagné en popularité ces dix dernières années, poussant Dan Bloom a affirmé que « le XXIe siècle sera connu comme l’Âge de la cli-fi  ». Néanmoins, si les incendies spectaculaires en Australie et les étés de plus en plus caniculaires amènent un nombre sans cesse croissant de lecteurs à s’intéresser à la cli-fi, ce genre a vu le jour bien avant que la « génération climat » ne sache lire.

Identifier une date de naissance de la cli-fi est vain. Beaucoup la font remonter aux années 1960 avec les romans post-apocalyptiques du britannique James G. Ballard (Le Monde Englouti en 1962, Sécheresse en 1964 …). D’autres, à l’instar de Claire Perrin qui prépare une thèse sur le sujet à l’université de Perpignan[1], préfèrent partir des Raisins de la colère de Steinbeck (1939) arguant que le terrible Dust Bowl est une conséquence directe d’activés agricoles humaines.

Si la cli-fi est bien plus développée aux États-Unis qu’en France c’est parce qu’elle aurait pu y bénéficier d’un contexte culturel plus favorable analyse Claire Perrin. En effet, avec les « natures writing » les auteurs américains du XIXe siècle tel que Thoreau ou Walt Whitman, ont très tôt fait de la nature un personnage central de leurs œuvres, là où, les auteurs français de la même époque, de Hugo à Maupassant, préféraient le plus souvent écrire sur la ville lumière.  Aujourd’hui, avec la cli-fi, cette nature est de nouveau au centre des récits mais elle est devenue dangereuse, presque vengeresse. En outre, un certain élitisme littéraire méprisant la science-fiction a pu retarder le développement de la cli-fi en France.

https://www.flickr.com/photos/kansasphoto/8243460213
Dust Bowl Blues ©Patrick Emerson

La cli-fi, un genre au service de la mobilisation écologique

La cli-fi est un genre inévitablement militant et politique. À ce titre et comme pour un vaste pan de la production artistique, elle participe à son échelle à la bataille culturelle.

Les œuvres de cli-fi offrent en effet une lecture différente des longs rapports du GIEC. Loin des chiffres et des statistiques difficilement compréhensibles, les œuvres de cli-fi peuvent nous donner à voir ce que serait un monde à +4°C. Ils donnent vie aux cris d’alarmes des scientifiques. Ainsi, l’américain Paolo Bacigalupi nous décrit, avec Waterknife (2015), une terrible sécheresse dans le sud-ouest des États-Unis qui conduit à une guerre larvée entre la Californie et l’Arizona pour le contrôle du fleuve Colorado. La norvégienne Maja Lunde, elle, nous peint, dans Une histoire des abeilles (2017), un monde où ces indispensables insectes jaunes ayant disparu, les humains se retrouvent contraints de polliniser à la main des milliards de fleurs. La cli-fi assume ici un rôle d’éveiller les consciences.

Elles ne prétendent ni prédire fidèlement l’avenir, nul ne peut le faire, ni être des écrits à valeur scientifique mais elles proposent des « conjonctures romanesques rationnelles ».

Bien évidemment, même si beaucoup d’auteurs affirment s’inspirer des prédictions des scientifiques pour écrire, les œuvres de cli-fi demeurent avant tout des œuvres de fiction et doivent être considérées comme telles. Elles ne prétendent ni prédire fidèlement l’avenir, nul ne peut le faire, ni être des écrits à valeur scientifique mais elles proposent des « conjonctures romanesques rationnelles ». Les auteurs de cli-fi sont avant tout des romanciers qui écrivent des histoires. À ce titre, ils n’hésiteront pas à s’éloigner des discours scientifiques si cela peut servir leur narration.

Contrairement aux scientifiques, les auteurs de fiction possèdent donc la possibilité d’agir sur un levier qui n’est pas rationnel mais émotionnel. En créant des personnages, ils permettent de mobiliser le lecteur par l’empathie. L’essayiste Elizabeth Rush explique ainsi, lors du salon du livre de Francfort, que la cli-fi nous offre l’opportunité de nous imaginer à la place « d’une personne chassée par des inondations ou la sécheresse, et, de cette position imaginaire, peut venir une empathie radicale ». Pour elle, la cli-fi pourrait même être « l’étincelle qui conduira à une transformation politique planétaire ». Sans aller jusqu’à cette conclusion, il est juste de souligner que la cli-fi s’engage de plein pied dans la bataille des récits.

La cli-fi, un genre engagé dans la bataille des récits

Les récits, en donnant du sens aux éléments et en ayant une capacité d’identification, peuvent entraîner un changement des mentalités individuelles et collectives et possèdent donc un pouvoir de mobilisation[2]. Or en toile de fond de la bataille culturelle, c’est une guerre des récits qui se joue.  Dans cette lutte, le récit libéral, capitaliste, productiviste et consumériste l’a longtemps emporté. Néanmoins, il semble aujourd’hui en perte de vitesse. Les récits proposés par la cli-fi viennent heurter en plein ces récits dominants en décrivant des sociétés soumises à de rudes catastrophes du fait d’un système économique destructeur et inadapté.

À côté de cette critique du récit du Progrès, la cli-fi s’en prend à un autre récit, naissant celui-ci : le récit d’une écologie du consensus.

La science-fiction est souvent émettrice d’une forte critique politique. Elle attaque particulièrement le récit du Progrès qui est abordé à la fois avec fascination et méfiance. Sans être technophobe, la science-fiction propose des réflexions très développées sur la technologie permettant une prise de recul salutaire vis-à-vis de cette dernière. La cli-fi propose ainsi une critique forte de la géo-ingénierie de l’environnement qui consiste en la modification volontaire du climat par des projets techniques de très grande ampleur afin de contenir les effets du réchauffement climatique[3]. Parmi les projets de géo-ingénierie, on retrouve par exemple celui de Roger Angel de l’université d’Arizona qui proposait en 2006 de construire un gigantesque parasol spatial constitué de 16 000 milliards d’écrans transparents de 60cm de diamètre. Dans la cli-fi la géo-ingénierie est souvent présente, mais c’est pour mieux montrer son échec « à nous sauver ». Elle se montre ainsi particulièrement méfiante vis-à-vis du solutionnisme technologique.

http://www.folio-lesite.fr/Catalogue/Folio/Folio-SF/Exodes
Couverture du roman Exodes de Jean-Marc Ligny publié chez folio SF (capture d’écran) ©Johann Bodin

À côté de cette critique du récit du Progrès, la cli-fi s’en prend à un autre récit, naissant celui-ci : le récit d’une écologie du consensus. Ce récit suggère que, puisque l’humanité ne dispose que d’une seule planète, on « serait tous dans le même bateau » et par conséquent nous aurions tous le même intérêt à œuvrer pour l’écologie. Ce récit déconflictualise l’écologie et la dépolitise. En réalité, la lutte écologique réactualise une forme de lutte des classes puisqu’elle renforce les inégalités : que ce soit à une échelle nationale ou internationale, ce sont les plus pauvres qui polluent le moins mais qui en souffrent le plus. La cli-fi fait de cette réalité un de ses thèmes privilégiés. Ainsi, dans Waterknife (2015) de Bacigalupi, alors que la majorité de la population meurt littéralement de chaud et que des milliers de réfugiés sont abandonnés dans le désert américain, les ultra-riches, eux, vivent confortablement dans des complexes privatisés et ultra-sécurisés avec un climat maîtrisé. Ce thème de la sécession des élites se retrouve en France chez Jean-Marc Ligny qui décrit dans Exodes (2012) une petite élite mondiale vivant fastueusement sous quelques dômes totalement coupés du reste d’une humanité en totale déperdition. L’un de ces dômes se situe ironiquement à … Davos.  Dans le film Elysium (Neil Blomkamp, 2013), les plus riches ont carrément fuit une Terre surpeuplée et dévastée pour se réfugier dans une station spatiale.

Être véritablement « post-apo » : penser l’après pour se transformer en laboratoire politique

Si la cli-fi s’oppose à de grands récits, elle n’en propose en retour qu’assez peu. Le principal récit identifiable serait celui d’un effondrement de nos sociétés. Cette difficulté d’imaginer des futurs désirables semble assez partagée dans l’ensemble de la science-fiction si on en croit le spécialiste du genre Raphaël Colson qui affirme dans le magazine Usbek et Rica que « le sous-genre post-apocalyptique est en train de fusionner avec celui de l’anticipation, rendant l’effondrement inévitable même dans nos imaginaires ». Pour reprendre la célèbre formule, les auteurs sembleraient avoir plus de mal à concevoir la fin du capitalisme que la fin du monde.

https://pixabay.com/fr/illustrations/apocalyptique-apocalypse-2392380/
Les ruines de la civilisation. ©Enrique Meseguer

L’effondrement n’est néanmoins pas forcément entièrement négatif. Le genre post-apocalyptique, si il a besoin d’un effondrement (catastrophe naturelle, guerre nucléaire, épidémie, invasion zombie …) pour envisager la sortie de l’impasse néolibérale, peut proposer par la suite la reconstruction d’une société sur de nouvelles bases. Cette forme de robinsonnade pourrait ainsi être l’occasion d’imaginer des récits alternatifs. Il s’agirait de faire de l’effondrement un laboratoire politique, comme l’explique Yannick Rumpala, maître de conférences à l’Université de Nice : « S’il n’y a pas un anéantissement, qu’est-ce qui peut redémarrer après le franchissement de la zone rouge ? Un effondrement pour des raisons écologiques peut-il ouvrir une fenêtre pour un nouveau contrat socio-naturel ? Comment et avec quelles bases ? Là aussi, la production fictionnelle est comme une sorte de laboratoire à disposition. »

La science-fiction peut ainsi poser la question du « et si ? », question qui peut s’avérer extrêmement fertile.

L’auteur de Hors des décombres du monde – Ecologie, science-fiction et éthique du futur, complète cette idée de laboratoire politique dans un article publié dans Raisons politiques : « Par touches plus ou moins appuyées, elles (les œuvres de science-fiction) proposent aussi des visions du futur. Il n’est pas question de les prendre pour des prédictions ou des prophéties. Il s’agit plutôt de considérer que la science-fiction est aussi une manière de poser des hypothèses. Et surtout des hypothèses audacieuses ! ». Il souligne donc ici le « potentiel heuristique de la science-fiction » qui peut se permettre d’explorer des champs que la recherche ne peut pas investir. La science-fiction peut ainsi poser la question du « et si ? », question qui peut s’avérer extrêmement fertile. A la façon des philosophes qui étudient les sociétés à-travers un état de nature, les récits de science-fiction permettent des « expériences de pensée ».  Or, poursuit-il, « les récits de science-fiction ont pour particularité d’installer des expériences de pensée comme déconstruction/reconstruction »[4].

Ainsi, c’est bien dans cette dernière caractéristique de déconstruction/reconstruction par la pensée que se trouve toute la force politique de la science-fiction et de la cli-fi. A elle désormais de s’en saisir pleinement afin de nous proposer de nouveaux récits porteurs de sens pour ne pas enfermer nos imaginaires dans un nouveau « TINA[5] apocalyptique ».

 

 

[1] Claire Perrin, « La sécheresse dans le roman américain de John Steinbeck à la « fiction climatique », thèse en cours de rédaction à l’université de Perpignan.

[2] Pierre Versins, « Encyclopédie de l’utopie, des voyages extraordinaires et de la science fiction », Lausanne, L’Âge d’homme, 2000 [1972]

[3] Ici, le terme « récit » sera synonyme de mythe définit par le Larousse comme étant un « Ensemble de croyances, de représentations idéalisées autour d’un personnage, d’un phénomène, d’un événement historique, d’une technique et qui leur donnent une force, une importance particulières »

[4] L’Agence Nationale de la Recherche (ANR) en 2014 a définit la géo-ingénierie comme « l’ensemble des techniques et pratiques mises en œuvre ou projetées dans une visée corrective à grande échelle d’effets de la pression anthropique sur l’environnement » Collectif, « Atelier de Réflexion Prospective REAGIR – Réflexion systémique sur les enjeux et méthodes de la géo-ingénierie de l’environnement », ANR et CNRS, mai 2014, http://minh.haduong.com/files/Boucher.ea-2014-RapportFinalREAGIR.pdf

[5] There Is No Alternative, est un slogan politique souvent attribué à Margaret Thatcher qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme, à l’extension du marché et la mondialisation.

L’article La science-fiction va-t-elle nous sauver de l’apocalypse climatique ? est apparu en premier sur Le Vent Se Lève.

Panique à bord de l’establishment démocrate

La montée en puissance de Bernie Sanders affole jusqu’à Hillary Clinton et Barack Obama. Chaque semaine, jusqu’ à l’élection du 3 novembre  retrouvez un éclairage des enjeux de cette élection par Christophe Deroubaix, grand reporter à l’Humanité et auteur notamment de « L’Amérique qui vient » et de "Millennials, la génération qui secoue l'Amérique" aux éditions de l’Atelier. 

Trajectoire d’une étoile filante des sixties

Pourquoi et comment le photographe Gilles Caron est devenu en six ans une star du photojournalisme, avant de se « crasher en vol » en 1970, à 30 ans. Mariana Otero fait revivre les événements en analysant ses planches contacts.

Histoire d’un regard
 
de Mariana Otero. France, 2019,1h 39

Les violences continuent à la manifestation des pompiers : canons à eau, LBD, matraque

Par : Nora Pardi

La manifestation des pompiers a continué et après les gaz lacrymogènes et la matraque, c'est le LBD et le canon à eau qui ont été choisis par les policiers pris de cours par des pompiers déterminés à continuer la manifestation. Après avoir utilisé le canon à eau pour empêcher les pompiers de passer les barrières anti-émeutes, les policiers ont tiré au LBD sur un pompier qui avait réussi à monter sur un des camions.

Crédit photo : Capture d'écran CNEWS

Les pompiers ont continué de manifester et ont bravé la violence des policiers, incapables de tenir face à leur détermination. Les forces de répression ont redoublé de violence face à la combativité de ce secteur ultra déterminé à continuer sa route. On voit ici par exemple un policier s'en prendre à la matraque et aux poings à des pompiers qui ne veulent pas se laisser faire, malgré les gaz :

Les sapeurs-pompiers en colère : incidents avec les forces de l'ordre dans le cortège parisien pic.twitter.com/lSJWswsQ3X

— CNEWS (@CNEWS) January 28, 2020

Par la suite, les pompiers ont décidé de ne pas s'arrêter à la barrière anti-émeute mise en place par la police. Ils ont réussi à faire tomber la barrière mise en place par la police. Cette dernière a utilisé le canon à eau pour les en empêcher. Mais rien n'y faisait et certains pompiers ont réussi à la traverser. Une détermination du côté des pompiers qui répond à la violence qu'ils avaient subi en octobre dernier, où l'un d'eux à Nantes avait perdu un œil mais aussi en décembre, où ils avaient subi une charge violente, qui avaient fait des blessés, alors qu'ils s'étaient mis les mains en l'air..

#Pompiers #PompiersEnColère French people dont forget what they did for the strike these are the heroes pic.twitter.com/G5mjRe0gJf

— Νίκος Λ. 🇬🇷🐺 (@afHRNikLepxHzEP) January 28, 2020

Hallucinant ! Les #pompiers ont réussi à arracher une des barrières anti émeute. Malgré les lacrymo et le canon à eau. Situation très tendue. #greve28janvier #manifestation #PompiersEnColère #retraites #GiletsJaunes #paris pic.twitter.com/GWPtq1sT2p

— Cerveaux non disponibles (@CerveauxNon) January 28, 2020

Alors que certains de leur collègues comme Nicolas, avait subi une répression ultra violente en octobre dernier, à coup de LBD et de répression administrative, les pompiers ont décidé d'être héroïques et de ne pas laisser la police leur bloquer la route, et ce malgré les grenades de désencerclement, les gaz lacrymo et les canons à eau d'une police ultra violente, qui a entamé les hostilités.

L'un des pompiers qui a réussi à passer la grille était monté sur un des camions de la police, brandissant une torche, fier du « pied de nez » fait à ceux qui les empêchent de manifester depuis le début. Il a reçu un projectile, sans doute issu d'un tir de LBD. Une attaque importante à un corps de métier qui s'occupe chaque jour de sauver des vies et que le gouvernement méprise et fait réprimer par sa police.

🔴👨‍🚒-Un #pompiers réussi a grimper sur le canon a eau, puis est touché par un tir de LBD.#PompiersEnColere #Paris #France #Macron #greve28janvier pic.twitter.com/JZv5Y6wcKg

— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) January 28, 2020

Un pompier est monté sur le canon à eau des forces de l'ordre avant de se prendre un tir de LBD.#greve28janvier
pic.twitter.com/ZA4XW6gCan

— Jean Hugon (@JeanHugon3) January 28, 2020

A d'autres endroits, les pompiers, empêchés par la police de continuer leur route, ont repoussé leur assaut. Alors que des journalistes ont été blessés par des grenades de désencerclement, leur colère n'était plus arrêtable.

Firefighters charge police in #Paris#PompiersEnColère #Greve28janvier #Macron pic.twitter.com/PC40YtBdkm

— nonouzi (@Gerrrty) January 28, 2020

Ailleurs, des riverains leur ont ouvert leur porte pour qu'ils puissent passer. Une solidarité énorme comme celle qui s'exprime sur les réseaux sociaux, de la part d'une population qui est au clair sur qui la protège et qui la réprime.

Des habitants ont ouvert leur porte aux #pompiers pour leur permettre de partir en sauvage ! #greve28janvier #manifestation #PompiersEnColère #retraites #GiletsJaunes #paris pic.twitter.com/BLiJuXDhgj

— Cerveaux non disponibles (@CerveauxNon) January 28, 2020

La violence de police a aujourd'hui passé un cap scandaleux. Des vidéos montrent des passants pris au piège par du gaz dans le métro et des journalistes racontent « n'avoir jamais vu autant de grenades ».

Scène incroyable au métro Rue des Boulets, des passagers du métro pris au piège par les gaz tirés par les forces de l'ordre.#Pompiers #greve28janvier #manifestation pic.twitter.com/Y58wYnX4Wt

— Vidhushan V. (@vidooshan) January 28, 2020

Jamais entendu et vu autant de grenades que maintenant contre les pompiers #paris
Un homme convulse
De nombreux blessés

— ... 📷 (@NnoMan1) January 28, 2020

Une manière de faire scandaleuse, qui rappelle les scènes ultra violentes des gilets jaunes et montre la fébrilité d'un gouvernement qui n'a plus que sa police pour se protéger de la colère sociale qui s'exprime dans la rue.

Cinéma. Portrait en miroir de l’artiste en jeune homme

L’attrait du dernier film inédit du grand outsider suédois Bo Widerberg, chronique rétro de la scabreuse relation d’une prof avec un élève, réside surtout dans ses à-côtés. La Beauté des choses de Bo Widerberg.  Suède/Danemark, 1995, 2 h 05

N° 2613 rapport - Rapport de M. Thierry Benoit sur la proposition de loi de M. Thierry Benoit et plusieurs de ses collègues visant à interdire le cumul d'une pension de retraite et d'une indemnité d'activité pour les personnes nommées au Conseil con

N° 2613 rapport - Rapport de M. Thierry Benoit sur la proposition de loi de M. Thierry Benoit et plusieurs de ses collègues visant à interdire le cumul d'une pension de retraite et d'une indemnité d'activité pour les personnes nommées au Conseil constitutionnel et dans les agences de l'État (1803 rectifié).

Au nom du bien-être de l'enfant

L'Union européenne définit désormais comme « maltraitance » l'« absence de disponibilité affective » ou l'« incapacité à favoriser l'adaptation sociale de l'enfant ». Des principes qui s'imposent en premier lieu aux mères. / Enfance, Femmes, Idées, Santé - (...) / , , , - 2011/05
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